Rachel Saada et Marianne Lagrue

Élection au bâtonnat de Paris

C’est notre mot d’ordre. Rachel Saada et Marianne Lagrue, candidates au bâtonnat de Paris.

Rachel Saada et Marianne Lagrue, candidates aux fonctions de bâtonnière et vice-bâtonnière de l'ordre des avocats de Paris.

Scrutin les 15 et 17 décembre 2026

La campagne en vidéo

Le clip de lancement de la campagne

Manifeste

Notre manifeste

Chères consœurs,

Chers confrères,

Nous, Rachel Saada et Marianne Lagrue - avocates depuis 1985 et 1997 - sommes fières et heureuses de présenter notre candidature au bâtonnat pour la mandature 2028-2029.

Engagées de longue date dans des combats citoyens et professionnels, nous exerçons dans des domaines où la combativité et la persévérance sont des vertus cardinales : le droit du travail et le droit des étrangers.

Fortes des mandats que nous avons déjà exercés tout au long de notre carrière (ordre, CNB, CNBF…), nous avons une vision précise de la profession dont nous connaissons les forces et les faiblesses.

Notre barreau compte près de 36 000 membres, toutes et tous inscrit·es sur la liste électorale et nous sommes pourtant moins de 12 000 à avoir voté lors des dernières élections.

Deux tiers du barreau ne participent pas au scrutin et ne se reconnaissent ni dans l’institution ordinale, ni dans ses candidat·es.

Notre barreau est à l’image de la société française : hétérogène, fracturé et inégalitaire.

Celles et ceux qui ont le plus besoin d’être défendu·es et représenté·es se détournent des urnes.

Nous nous sentons prêtes à porter votre voix parce que c’est aussi la nôtre.

Comme vous,

Nous exerçons dans des structures artisanales qui ont un lien privilégié avec le public,

Nous aimons le travail « sur mesure »,

Comme vous,

nous voulons pouvoir exercer notre métier avec fierté et sans compromis.

Pour pratiquer toutes deux dans des domaines laboratoires d’inégalités et de procédures accélérées, de renoncement et d’injustice, nous sommes particulièrement armées pour la bataille qui s’annonce en 2027.

Car nous avons un atout supplémentaire : celui d’avoir toujours cru dans la force et la réflexion du collectif.

Membres du Syndicat des Avocat·es de France, nous travaillons depuis longtemps sur les questions et les crises qui traversent la profession.

Cette réflexion sera mise au service de toutes et tous et saura s’enrichir de tous les points de vue.

Il faudra aussi savoir se battre au-delà de nos seuls intérêts professionnels et défendre l’État de droit car lorsqu’il est attaqué, les avocat·es figurent toujours parmi les premières cibles.

Ce sera donc le double défi de cette mandature, agir dedans et dehors.

Restaurer la profession, traversée par les inégalités et les discriminations, déstabilisée par des réformes tout aussi inefficaces que répétées, menacée par l’ultralibéralisme et l’intelligence artificielle qui peut faire craindre la disparition d’un certain barreau.

Pour cela, il faudra protéger l’exercice individuel et les petites structures qui sont l’âme de la profession.

Nous serons aussi la sentinelle des libertés : chaque fois qu’un régime s’en prend aux avocat·es, la démocratie est en danger.

Chaque fois que l’Etat de droit sera mis en cause nous parlerons haut et fort, sans attendre.

  1. 1

    Un barreau juste et égalitaire

    Remettre de l’équité et de la justice au sein du barreau

    En luttant sans faiblir contre les violences sexistes et sexuelles au travail, contre le harcèlement moral et contre toutes les formes de discrimination. Le chemin à parcourir est long pour ne plus attendre de découvrir dans la presse ou les réseaux sociaux des affaires qui auraient pu et dû être traitées par nos représentant.es. Parce que les victimes ont peu confiance en la capacité de l’ordre à sanctionner ces manquements.

    Concrètement

    • Renforcer à la fois la prévention et le rôle disciplinaire de notre ordre
    • Assurer la publicité de toutes les décisions rendues à ce sujet
    • Reprendre, en l’améliorant, le service de la pépinière du boulevard Sébastopol dont la gestion a été transmise à tort à une société à but lucratif
    • Créer avec la Ville de Paris des lieux d’exercice qui échappent à la pression foncière et aux loyers indécents
    • Innover et prévoir un contrat cadre avec l’AGEFIPH pour favoriser l’installation ou le recrutement des avocat.es porteur.ses de handicap et leur permettre de bénéficier plus simplement des aides prévues
    • Individualiser les cotisations d’assurance responsabilité civile fixées selon le chiffre d’affaires réalisé et les risques véritablement encourus
    • Mettre en place une véritable progressivité de la cotisation ordinale, aujourd’hui plafonnée à un revenu de 350 000 € annuels
    • Utiliser les intérêts des fonds de la CARPA dans des actions au profit de toutes et tous
    • Négocier des prêts personnels ou professionnels
    • Relancer les partenariats avec les services de crèche et halte-garderie
    • Réformer le quasi-monopole de la conférence du stage pour les commissions d’office criminelles
  2. 2

    Protéger les collaboratrices et collaborateurs libéraux

    La collaboration libérale ne peut être un salariat sans les droits qui y sont associés.

    Le rapport au travail a changé. Les nouvelles générations refusent, à juste titre, que l’engagement professionnel soit nécessairement sacrificiel.

    Nous voulons donc

    • Instaurer une sixième semaine de repos et garantir un droit réel à la déconnexion
    • Rendre effectif le contrôle des conditions d’exercice de la collaboration, au-delà du simple questionnaire adressé aux collaborateur-ices
    • Faire respecter les droits liés à la clientèle personnelle
    • Sanctionner les abus en engageant chaque fois que nécessaire les procédures appropriées

    Être collaboratrice ou collaborateur doit permettre de se former, de développer sa clientèle personnelle, de construire son avenir professionnel, mais aussi d’avoir une vie en dehors du cabinet.

  3. 3

    Une démocratie ordinale vivante

    Renforcer la démocratie ordinale

    N’ayons pas peur des mots, l’ordre n’a pas très bonne réputation ! Chez beaucoup, il inspire à la fois de la crainte et de la défiance. Il est vu comme un censeur, un juge ou un trésorier. Il est regardé comme une entité surannée qui vit trop repliée sur elle-même et ignore tout des vraies difficultés des cabinets… Cela ne vient pas de nulle part. Face au trop grand nombre de celles et ceux qui se détournent de la vie ordinale, il faut rendre l’institution plus proche, accessible, moins verticale et plus démocratique.

    Concrètement

    • Plafonner les dépenses de campagne pour éviter le déséquilibre entre les candidat.es
    • Réviser les montants des dépenses externalisées de l’Ordre, telles que les dépenses de communication, de publication et autres événements
    • Institutionnaliser la procédure d’appels d’offres pour les marchés et la rendre publique
    • Renforcer la publicité des séances du conseil de l’ordre en permettant d’y assister
    • Publier systématiquement les rapports
    • Organiser des référendums sur les grandes questions nécessitant la position du barreau
    • Organiser une assemblée générale par an
    • Créer des conférences non élues à l’instar des conférences citoyennes
    • Tirer au sort des membres du barreau pour siéger dans les commissions ordinales
    • Élire au sein du jeune barreau deux représentant.es ayant voix consultative
  4. 4

    L’accès au droit pour toutes et tous

    Favoriser l’accès aux droits

    Malgré la multiplication de ce que certain.es nomment des marchés, le besoin de justice n’est pas suffisamment couvert ! Car le marché ne fait pas tout et nombreux.ses sont les justiciables qui renoncent faute d’un véritable accès au droit.

    Concrètement

    • Co-construire des contrats de protection juridique labellisés par le barreau de Paris, permettant une rémunération plus digne et conforme au travail accompli et permettant de limiter le reste à charge pour le justiciable. Les bénéfices dégagés par la Carpa le permettent
    • Se battre aux côtés du CNB pour une juste rétribution des dossiers d’aide juridictionnelle et pour l’augmentation des plafonds
    • Créer au sein des maisons de la justice et du droit, en partenariat avec la mairie de Paris, des consultations dédiées dans des domaines essentiels tels que le droit de la sécurité sociale, le droit du chômage, le droit du handicap et l’aide sociale
  5. 5

    Une seule voix pour le barreau

    Parler d’une même voix

    Le barreau de Paris compte pour près de la moitié du barreau français. Il siège au sein du Conseil national des barreaux, notre seule représentation nationale. Les disputes autour de la supériorité de Paris sont sans pertinence, et, surtout, nuisent à l’unité et à la crédibilité de la profession.

    Concrètement

    • Il y sera mis un terme
  6. 6

    Solidarité et entraide dans la profession

    Renforcer solidarité et entraide

    Notre meilleure alliée n’est pas la concurrence. Pour affronter les phénomènes conjugués de concentration et de fragmentation (des cabinets de plus en plus gros et puissants versus des cabinets individuels fragiles), au-delà des mesures de soutien matériel, des espaces de partage et d’écoute sont nécessaires. Par ailleurs, nous sommes souvent éprouvé.es par la dureté des dossiers, la confrontation à la souffrance ou plus généralement par l’épuisement professionnel.

    Concrètement

    • Mettre en place, à l’image des cafés philo, des « cafés-boulot » pour des sessions d’échanges et d’entraide
    • Créer des groupes de parole et de soutien à l’instar de ce qui se pratique dans les métiers du soin avec au besoin l’intervention de professionnel.les de santé
    • Soutenir chaque fois que nécessaire les confrères et consœurs qui vivent des agressions et micro-agressions racistes, sexistes, lgbtiphobes et validistes, et les dénoncer
    • Renégocier notre contrat de prévoyance pour permettre à toutes et tous de bénéficier du congé supplémentaire de naissance de deux mois
  7. 7

    Défendre l’audience et le dialogue avec la magistrature

    Restaurer les rapports avec la magistrature et défendre l’audience

    Sous les coups de boutoir de réformes non concertées et d’un manque de moyens caractérisé dans tous les domaines du droit, nous sommes peu à peu devenu.es les boucs émissaires des magistrat.es, voire les responsables direct.es des dysfonctionnements dont souffre la justice. Cela ne peut pas durer. Nous participons au service public. Nous sommes le lien unique entre la justice et le justiciable. Et pourtant chaque année apporte son lot de complexification et de charge de travail supplémentaire pour nos cabinets. À mesure que la complexité augmente, le temps de l’audience diminue ou est dévoyé. La collégialité est devenue l’exception et encore faut-il la réclamer. Plaider est devenu un privilège, voire une anomalie ! Le barreau n’a pas su ou n’a pas voulu résister à cette pente savonneuse. Il faudra pourtant la remonter si l’on veut enrayer le processus de déshumanisation en marche. Exiger des moyens pour une justice de qualité. L’actualité regorge de dossiers non traités et des drames qui s’en suivent. Les premières victimes en sont les femmes, les travailleur.ses, les mineur.es, les étranger.es et tant d’autres. Depuis la déclaration de Jean-Jacques URVOAS en 2016 sur la clochardisation de la justice, la situation n’a fait qu’empirer. Avec un nombre de magistrat.es par habitant inférieur à la moyenne de celui des pays membres du conseil de l’Europe, le retard ne sera jamais résorbé sauf en éliminant des dossiers et donc des justiciables.

    Concrètement

    • Dénoncer cette situation indigne
    • Mener des actions spectaculaires à l’image du procès du siècle à propos de l’incurie de l’État dans son action contre le réchauffement climatique. Nous sommes là aussi face à une incurie de l’État. La justice fait partie des biens essentiels de l’existence. Elle est facteur de paix et d’égalité. Elle doit fonctionner avec les moyens nécessaires.

Et aussi

Vers une amélioration de la responsabilité sociétale de l’Ordre et des cabinets d’avocats (RSCA)

Deux femmes pour demain

Les candidates

Rachel Saada et Marianne Lagrue

Candidates aux fonctions de bâtonnière et vice-bâtonnière de l'ordre des avocats de Paris.

Marianne Lagrue, à gauche, et Rachel Saada, à droite
Rachel Saada

Rachel Saada

Candidate à la fonction de bâtonnière

Avocate depuis 1985.

Spécialisée en droit du travail, droit de la sécurité sociale et de la protection sociale, elle exerce au sein de l’Atelier des droits, qu’elle a fondé en 2007.

Elle a exercé des missions syndicales et institutionnelles :

  • Présidente de la section de Paris du SAF de 2004 à 2007
  • Membre du Conseil de l’Ordre de Paris de 2008 à 2010
  • Membre du Conseil national des barreaux de 2015 à 2020
  • Déléguée puis administratrice et vice-présidente de la CNBF jusqu’en 2023

Elle est membre de Défense sans frontières - Avocats solidaires (DSF-AS) et accomplit régulièrement des missions d’observation à l’étranger auprès d’avocat.es poursuivi.es ou incarcéré.es.

Profil LinkedIn

Marianne Lagrue

Marianne Lagrue

Candidate à la fonction de vice-bâtonnière

Avocate depuis 1997.

Elle exerce principalement en droit des étrangers et droit d’asile.

Elle a aussi exercé des missions syndicales et institutionnelles :

  • Co-présidente de la commission droit des étrangers du SAF de 2006 à 2008
  • Présidente de la section de Paris du SAF de 2011 à 2017
  • Déléguée du Bâtonnier en droit des étrangers et droit d’asile
  • Membre du Conseil de l’Ordre des avocats de Paris (janvier 2018 à décembre 2020)
  • Membre du Conseil national des barreaux (2009-2014)
  • Vice-présidente de la commission Libertés et droits de l’Homme (2011-2014)
  • Experte auprès du Conseil des barreaux européens (CCBE), comité Migration

Son engagement se poursuit dans les associations de défense des avocats persécutés dans le monde comme Avocats Sans Frontières France (ex-membre du Bureau des acteurs et du CA) et Défense sans Frontières-Avocats solidaires (DSF-AS) dont elle est membre fondatrice. Elle accomplit des missions d’observation et de formation à l’étranger.

Profil LinkedIn

Ils et elles nous soutiennent

Les soutiens

Voir les 142 soutiens
  • Emilien BATÔT

    Avocat associé, Melian Avocats AARPI

    « Il est temps que notre ordre s'empare des réelles difficultés de celles et ceux qui composent majoritairement notre barreau : des avocats individuels, jeunes collaborateurs, qui n'ont pas nécessairement de grands moyens financiers. Il faut également que le barreau soit un acteur de force dans le combat pour un meilleur système judiciaire, pour notre travail au quotidien et pour les justiciables. Et je sais que Rachel et Marianne, avec leurs fortes convictions et valeurs, qu'elles ont mises en pratique dans leur activité tournée vers les plus démunis et pour la défense des droits élémentaires, auront à coeur de porter ses combats. »

  • Caroline MECARY

    Avocate au barreau de Paris, Cabinet Mecary

    « Marianne Lagrue et Rachel Saada sont des avocates formidables, engagées et généreuses, elles sauront insuffler à l'Ordre un nouveau souffle, en rupture avec la "soupe" qui nous est imposée depuis des décennies. Elles sauront nous défendre et défendre l'Etat de droit à un moment où il est plus que jamais en péril. #NosVotesObligent »

  • Alice ORIOL

    Avocate au Barreau de Paris - membre du Conseil de l'ordre

    « Je soutiens Rachel et Marianne, deux excellentes avocates engagées de longue date pour notre profession. Elles ont toute ma confiance. »

  • Annabelle PLEGAT

    Avocate au Barreau de Paris, Me Annabelle Plegat

    « Chères Consœurs, Je vous soutiens pleinement, en tant qu’avocate libérale exerçant seule depuis vingt ans. Les valeurs que vous portez au sein de notre profession ne sont plus à démontrer. Votre dévouement, votre écoute et votre expérience m’assurent d’une chose : vous savez ce que nous vivons, vous ressentez ce que nous ressentons et, mieux encore, vous comprenez ce que nous subissons au quotidien. Les pressions des clients, des juridictions, et parfois même de nos confrères, sont une réalité. Je vois dans votre candidature un véritable espoir : celui d’être enfin entendue, comprise, écoutée et soutenue. Merci de prendre sur votre activité et sur votre temps pour porter nos voix. »

  • David VAN DER VLIST

    Avocat au barreau de Paris - Elu CNB

    « Je soutiens Rachel et Marianne, deux candidates engagées de longue date pour la défense des consoeurs et confrères et de la profession d'avocats. Je sais qu'elle permettront de redonner la parole aux petits cabinets, collaborateurs et collaboratrices qui sont trop éloignés de nos institutions. »

  • Delphine ZOUGHEBI

    Avocate au Barreau de PARIS

    « Rachel SAADA et Marianne LAGRUE sont des avocates engagées. Je les connais chacune depuis plus de 20 ans. Elles ont toujours œuvré pour un droit humain, mais pour les plus démunis. Formatrices, pédagogues, elles se sont aussi engagées auprès des avocat.es pour faire évoluer les pratiques et pour partager les bonnes pratiques! Elles seront, j'en suis sure, de formidables Bâtonnière et Vice-Bâtonnière! Alors votons pour elles, votons pour Rachel et Marianne! »

Deux tiers du barreau ne votent pas. Cette fois, votons.

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